désolation 

consolation 

« Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)

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J'ai eu mes yeux baignés de larmes de joie; lorsque nous avons eu notre Rémi, lorsque Marilyn et Rémi se sont unis pour la vie; et puis beaucoup pleuré pour mes 60 ans, famille et ami(e)s étaient rassemblés, une grande surprise m'attendait...alors oui, l'émotion était forte, Rémi était là pour me consoler, maman se moquait et disait : "elle fait des manières, veut se faire remarquer " ; non ce n'était pas le cas !

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De joie j'ai pleuré pour l'arrivée sur terre de Mathias; mais aussi en 2001, le 27 mars, jour où j'ai été décorée des Palmes Académiques !

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Il y a eu d'autres fois, des larmes de joie mais j'en garde le secret ...

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Alors oui, j'ai pleuré de désolation, de tristesse, quand pour la première fois, j'avais 9 ans, mes parents me laissaient à Lamamou Les Bains ... c'était interdit de pleurer, les Soeurs n'étaient pas tendres, alors il fallait refouler ses larmes; oui j'ai beaucoup pleuré quand mon grand-père est mort de chagrin, j'avais 10 ans; j'ai pleuré quand mon amie Annie a été tuée dans un accident ...; quand mon "Gilou" est mort d'avoir trop bu; quand mon ami "Nayeu" s'est jeté sous un train à Condrieu; pour le décès de mon père, j'avais encore des larmes; j'ai pleuré fin 2013, quand j'ai eu droit à une scintigraphie, pourtant je ne suis pas douillette, mais la douleur était immense ...Bien d'autres fois, j'ai pleuré en silence, mais aujourd'hui, je ne peux plus pleurer, mon coeur s'est endurci avec les épreuves de ma vie . Vous n'en saurez pas plus ! 

 Les larmes se ressemblent

Poète : Louis Aragon (1897-1982)

Recueil : Le Fou d'Elsa (1963).

Dans le ciel gris des anges de faïence 
Dans le ciel gris des sanglots étouffés 
Il me souvient de ces jours de Mayence 
Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées

On trouvait parfois au fond des ruelles 
Un soldat tué d'un coup de couteau 
On trouvait parfois cette paix cruelle 
Malgré le jeune vin blanc des coteaux

J'ai bu l'alcool transparent des cerises 
J'ai bu les serments échangés tout bas 
Qu'ils étaient beaux les palais les églises 
J'avais vingt ans Je ne comprenais pas

Qu'est-ce que je savais de la défaite 
Quand ton pays est amour défendu 
Quand il te faut la voix des faux-prophètes 
Pour redonner vie à l'espoir perdu

Il me souvient de chansons qui m'émurent 
Il me souvient des signes à la craie 
Qu'on découvrait au matin sur les murs 
Sans en pouvoir déchiffrer les secrets

Qui peut dire où la mémoire commence 
Qui peut dire où le temps présent finit 
Où le passé rejoindra la romance 
Où le malheur n'est qu'un papier jauni

Comme l'enfant surprit parmi ses rêves 
Les regards bleus des vaincus sont gênants 
Le pas des pelotons à la relève 
Faisait frémir le silence rhénan.

Louis Aragon.