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L'Ane et le petit Chien

Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce :
Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse,
Ne saurait passer pour galant.
Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie,
Ont le don d'agréer infus avec la vie.
C'est un point qu'il leur faut laisser,
Et ne pas ressembler à l'Ane de la Fable,
Qui pour se rendre plus aimable
Et plus cher à son maître, alla le caresser.
"Comment ? disait-il en son âme,
Ce Chien, parce qu'il est mignon,
Vivra de pair à compagnon
Avec Monsieur, avec Madame ;
Et j'aurai des coups de bâton ?
Que fait-il ? il donne la patte ;
Puis aussitôt il est baisé :
S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte,
Cela n'est pas bien malaisé. "
Dans cette admirable pensée,
Voyant son Maître en joie, il s'en vient lourdement,
Lève une corne toute usée,
La lui porte au menton fort amoureusement,
Non sans accompagner, pour plus grand ornement,
De son chant gracieux cette action hardie.
"Oh ! oh ! quelle caresse ! et quelle mélodie !
Dit le Maître aussitôt. Holà, Martin bâton! "
Martin bâton accourt ; l'Ane change de ton.
Ainsi finit la comédie.

 

barre-chiens

 

 Suivie d'une confidence !

040816

. . . la première fois que

. . .j’ai vu mon père pleurer

J’avais 10 ans. Dans ce temps-là, encore plus qu’aujourd’hui, un homme ne pleurait pas. Mon père était le plus fort, il ne pleurait jamais. À mes yeux, il était un dieu : il savait tout de la vie, alors que pour moi c’était un mystère; il savait toujours quoi dire et comment faire alors que moi, j’avais plus de questions que de réponses.

Un jour, sa mère est morte. J’étais assise près de lui dans la voiture qui suivait le cortège funèbre. Tout à coup, il a arrêté la voiture et est descendu. J’ai vu son mouchoir blanc, puis son visage rougi, et il a enlevé ses lunettes pour s’essuyer les yeux. À cet instant, le monde s’est arrêté. J’aurais donné n’importe quoi pour ramener grand-mère à la vie. Ce fut la première fois où j’ai vu mon père pleurer et c’est à partir de ce moment que j’ai compris que cet être exceptionnel qu’était mon père était avant tout un être humain.
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