Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. 
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici : 
Une atmosphère obscure enveloppe la ville, 
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Charles Beaudelaire

Qui mieux que le poète pourrait écrire une telle supplique ? 

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille

Cette strophe d'un sonnet de Beaudelaire résonne particulièrement en moi car depuis des semaines j'accompagne Michèle dans ces tristes fin de journées d'automne. Et ses yeux parfois tout engourdis de douleur mais souvent tout éclatants de rage semblent répéter à l'infini cette supplique !

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

La nuit est tombée depuis bien longtemps quand je quitte Michèle espérant qu'elle lui apportera la paix ! 

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.

Raymond - 12 novembre 2016 à 23 heures